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dimanche 7 juin 2015

Le langage Réseaux Sociaux

Le Français est une langue difficile, et très normalisée.

En résulte le fait qu'il est parfois compliqué d'expliquer que non, sur le web, et particulièrement sur les réseaux sociaux, le langage écrit n'est pas le même que lorsque l'on rédige un courrier ou un email.

Pourquoi ? 

Sur word par exemple, lorsque vous rédigez, un espace se met automatiquement entre un point d'exclamation et la fin de votre phrase.

Car en Français, la norme veut qu'un espace soit inséré entre le dernier mot et "!". Or, en Anglais, ce n'est pas le cas.

La plupart des réseaux sociaux étant anglophone, ils respectent ces normes et non les françaises.
D'où un point d'exclamation ou d'interrogation collé au dernier mot! (Blogger est... anglais également, si je ne met pas d'espace, il ne s'insère pas automatiquement).

Et alors ?

Et bien deux solutions s'offrent à nous : respecter la langue Française, et insérer de nous-même les espaces et autres normes françaises, comme les conservateurs et traditionnels le font.
Ou écrire sans tenir compte de ces spécificités.

C'est un choix rédactionnel. 

Mais je pense qu'il est important de comprendre que la plupart des personnes évoluant pour leur plaisir sur Internet ou sur les réseaux sociaux ne vont pas vouloir se prendre la tête. Si l'espace ne s'insère pas, il n'iront pas le mettre.

Surtout que si nous prenons l'exemple de Facebook, lorsque vous rédigez votre statut en insérant cet espace avant votre point d'exclamation, il ne le comprendra pas. Ainsi, si votre phrase est juste assez longue pour le cadre, ajouter votre point d'exclamation avec un espace amènera ce fameux point d'exclamation à la ligne... mais seul.

En Français, il faudrait que le dernier mot suive. Mais en anglais, que nenni.

En bref, cela donne une mise en page peu attirante et logique.

Mais je le répète, cela reste un choix rédactionnel.

Dès lors que le choix est fait, et qu'il reste cohérent, pourquoi pas ?

Néanmoins, ayons tout de même bien à l'esprit qu'Internet, et les réseaux sociaux, sont des endroits qui ont leurs propres règles, à connaître au moins, même si on ne souhaite pas les respecter.


vendredi 18 janvier 2013

Smart Marketing

C'est intéressant, car pour des raisons qui me sont propres, je "suis" actuellement le twitter de Benjamin Ebel, http://twitter.com/Benjaminebel , qui est un producteur/manager allemand.

Il a récemment posté, le 16 janvier dernier, l'image suivante:

"15 chances de changer un ennemi en ami"

Cela m'a fait interpellée, car les communiquants ont ici transformé la valeur des chewing-gums; la valeur sémantique a régulièrement glissé depuis la création de ces pâtes à mâcher.

A une époque, le chewing-gum servait à faire des bulles (oui, souvenez-vous de votre enfance/jeunesse, quand les chewing-gum étaient bleus/rose et faisaient des grosses bulles qui éclataient et nous recouvraient le visage!), puis nous sommes passés au chewing-gum qui a une utilité, qui est sain, en complément du brossage régulier des dents (le sourire freedent en pleine santé, blanc, et avec une bonne haleine). 

Et aujourd'hui, le glissement sémantique se poursuit avec la transformation du chewing-gum en véritable créateur de lien social, en drapeau blanc de l'armistice, qui réconcilie et renoue les relations interpersonnelles. 

Et c'est vrai que lors de mes cours, nous avons nous-même utilisé ce genre de technique de "smart marketing" dans des études de cas. 
Ce qui est intéressant dans cette technique, selon moi, c'est principalement le fait de prendre le public par surprise, de l'étonner

L'étonnement est ce qui permet au consommateur de se souvenir de manière positive ; en effet, ce sera un souvenir agréable,  qu'il prendra même peut-être plaisir à raconter à son entourage. 

Pour exemple, un ami à moi a croisé place de la Victoire, à Bordeaux, il y a quelques années, des personnes habillées de manière un peu particulière pour les nouveaux services d'une célèbre entreprise au logo jaune. Ces personnes proposaient gratuitement une photo avec les passants, qu'ils imprimaient et offraient sur place. 
Bien sûr, ces photos étaient aux couleurs de la société, et affichaient clairement le nouveau service en question qui était proposé.

Croyez-le ou non, mais cette photo repose encore aujourd'hui sur le meuble de la télévision de mon ami. Pourquoi
Car c'était drôle, inattendu, et puis c'était une photo de lui! Autant de bonnes raisons de garder ce souvenir, et de le laisser à la vue de ses invités et des personnes qui passent dans son salon.  Parfois, cette photo devient même vecteur de conversations, en évoquant le souvenir lorsque les invités interrogent leur hôte quant à l'origine de cet improbable photo.

Le fait qu'il y ait le logo de l'entreprise, et que ce soit un dérivé de publicité, presque une publicité subliminale, ne le dérange absolument pas. Pourtant, même inconsciemment, cela lui donne une bonne image de la marque. 

Ce qui est également intéressant dans cette petite histoire, est le fait que ce genre de street marketing n'a pourtant pas fait spécialement l'objet de marketing viral associé. 
Or aujourd'hui, de nombreuses marques parient énormément sur le marketing viral, en oubliant parfois que les gens ont tout de même besoin d'une partie de "vrai", de "réel". 

Ainsi une vidéo de marketing viral, même si elle est diffusée à un réseau d'ami/de connaissance, reste quelque part assez abstraite. Cela ne nous est pas arrivé, et ce n'est pas arrivé à nos connaissances, donc la tendance de relativiser, et de classer cela dans le "faux" est tentante
Sur le moment, on en rit, quelques instant plus tard, on oublie

Et là est toute la difficulté. Au final, ce qui aura plus d'impact, est de faire une action de street marketing surprenante (du type de ces chewing-gum ou de la photo), et d'attendre que ce soit le public qui la véhicule sur les réseaux sociaux, afin de donner à l'action une dimension "réelle", et surtout, du crédit

Bien sûr, l'entreprise a alors moins de contrôle, il est plus difficile de cerner les périodes de diffusions ou les cercles de diffusions. 
Mais n'est-ce pas également cela, le charme du smart marketing? Un virus se propageant de manière fulgurante, et quelque peu instable dans la société. 

A conseiller, mais uniquement à ceux qui l'osent.

mardi 16 octobre 2012

Définition : la communication

Comme vous le savez certainement, je suis actuellement en recherche "active" d'emploi.

"Active" est important, car j'insiste sur le fait qu'être au chômage, ce n'est pas être en vacances, mais bien se lever chaque jour et écumer chaque proposition, chaque piste qui soit en accord avec mon profil.


J'en profite au passage pour vous évoquer une petite annecdote qui m'est arrivée, il n'y a pas si longtemps.

Tout d'abord le contexte : Entreprise de type PME, et une question, posée par le jardinier:

"Qu'est-ce que tu fais?"

Je dois avouer qu'après 6 mois à le cotoyer chaque jour, je pensais que cette question était résolue depuis longtemps... Que neni!

Et j'allais certainement de surprises en surprises avec ce qu'il m'a dit par la suite, à savoir quelque chose qui ressemblait à cela:

"T'es là sans être là.... C'est pas que tu es invisible, bien sûr ton travail fait n'est pas à faire, mais si t'étais pas là..."

Vous pouvez compléter par: "ce serait pareil".

Mais sous mon silence révélateur, et avec l'ambiance qui s'allourdissait dangereusement, il n'est pas allé plus loin.

Nous pourrions nous dire "quel inculte" ou bien "quel goujat" de renier de manière si crue un travail de communication important accompli chaque jour.

Pourtant, je pense que je peux comprendre le problème qu'il a souhaité m'évoquer: en effet, son travail de jardinier est un travail concret.

Si la pelouse n'est pas coupée, si les haies ne sont pas taillées, si l'eau est verte, nous voyons bien qu'il y a un souci ; quand il passe, nous voyons une différence entre avant et après.

La Communication est un métier bien plus dématérialisé, surtout de nos jours où les nouvelles technologies numériques ont pris beaucoup d'importance.

Ainsi la Communication, ce n'est plus seulement faire des brochures ou de l'affichage; ce n'est donc plus quelque chose que l'on peut directement constater, à un seul endroit. Elle se divise, se développe, sur différents supports, selon différents axes, pour différents buts et objectifs.

Alors sur le court terme, il est en effet difficile de voir l'utilité de ce poste de Communication.

Néanmoins sur le long terme, c'est un poste essentiel.

En effet à quoi bon couper l'herbe, maintenir l'eau claire, ou tailler les haies s'il n'y a personne pour se balader dans le parc, et profiter de cette nature bien entretenue?

Hors il faut bien les attirer, ces personnes.

Il faut faire en sorte que le bouche à oreille fonctionne, et le renforcer par tout une stratégie reposant sur la complémentarité de nombreux outils, tels que les médias, nouveaux ou anciens, les dépliants, les relations publiques, les sondages, etc.

Toutefois, ce n'est pas quelque chose que l'on peut mesurer efficacement sur le court terme.

La Communication a parfois des répercutions même dans des choses banales, et c'est à voir avant tout de manière globale, comme un système bien huilé qui conduit gentiment le client à venir jusqu'à nous, à s'intéresser à nous, à nous être fidèle, et à faire de lui un "leader d'opinion", qui puisse nous soutenir dans notre développement en nous apportant de nouveaux clients.

Voilà, Monsieur, ce qu'est la Communication.