mercredi 23 octobre 2013

Ambassadeur du Tri à la Mairie de Bordeaux

Peu d'actualisation de ce blog, et je m'en excuse, mais je suis actuellement Ambassadrice du Tri pour la Mairie de Bordeaux, d'où un léger manque de temps pour continuer mes recherches en matière d'actions de communication. 

Néanmoins, je pense qu'il est toujours intéressant de faire un point sur ce rôle, que j'effectue en ce moment grâce au Service Civique. 

Le Service Civique

La particularité du Service Civique est que nous sommes plutôt considérés comme des volontaires, et donc dédommagé par l'Etat à ce titre. Ce n'est donc pas réellement un emploi, mais il permet toutefois d'acquérir une expérience professionnelle complémentaire. Pour ma part, cela me permet également de bénéficier d'une expérience professionnelle dans le secteur public, en collectivité, ce qui complète bien mon parcours, jusqu'à présent principalement dans le privé et l'associatif. 

Les missions des Ambassadeurs du Tri

Nos missions sont variées, mais la principale consiste à créer des animations pour sensibiliser le public, en particulier scolaire, au tri des déchets. 
Avec un budget réduit, nous devons donc passer les messages relatifs au tri sélectif d'une manière à la fois pédagogique et ludique. 
Les enfants étant notre futur, mais aussi un incroyable vecteur auprès de leurs familles, ils sont particulièrement important à toucher. 
Au final, nous privilégions les jeux en tout genre, en les adaptant au tri ; une fois finalisés, ces jeux et animations sont présentés devant les classes et centres de loisir, tout au long de l'année. 

En bref, non seulement cela rentre dans le cadre de ma formation, qui me donne par conséquent un solide bagage sur lequel m'appuyer, mais cela me permet également de développer mon esprit créatif, de mieux connaître l'environnement municipale, tout en étoffant mon CV à travers une nouvelle expérience professionnelle. 




mercredi 17 juillet 2013

Controverse & Droit de réponse via Youtube

J'ai la chance de posséder sur facebook de nombreux amis Etats-Uniens ou Anglophone, que j'ai rencontré lors de mon expérience à Gobelins, l'Ecole de l'Image, à Paris.

Et aujourd'hui, c'est à travers le statut de l'un d'entre eux que je suis tombée sur un article traitant d'un récent "scandale", aux Etats-Unis, suscité par une publicité de Cheerios qui met en scène une famille composée d'une mère blanche, d'un père noir, et d'une petite fille métisse.

Les relents racistes sont apparemment encore bien ancré aux Etats-Unis, et la publicité, mise en ligne sur Youtube, a été l'objet de vives critiques et commentaires racistes.

Outre la politique et le débat du racisme, je vais plutôt m'attarder à la réaction de Cheerios, qui a pour moi été excellente.

En effet, cela relève presque de la communication de crise: une vidéo promotionnelle fait le buzz dans le "mauvais sens", alors comment rectifier les choses, tout restant politiquement correct sans encourager le racisme?

C'est une question des plus délicates à traiter. Et Cheerios a eu la position idéale, à savoir s'éloigner et laisser parler les seules personnes dont la vérité est "innocente", les enfants.

Ils ont donc mis en place la vidéo suivante (tout en anglais):


Dans un premier temps, la publicité est montrée aux enfants, tout en s'assurant qu'ils aient compris le sens du message passé. Puis, on les informe des mauvaises réactions suscitées par cette vidéo.

Et là, première réaction de la plupart des enfants: "why?" Pourquoi cette vidéo a-t-elle donné lieu à un débat, et à une controverse?

Cette mise en avant des réactions enfantines est une excellente manière de répondre au débat; on ne fait pas venir de grands philosophes, des politiciens, ou des prix nobels de la paix.
On donne simplement la parole à des enfants de tous horizons, et on leur pose innocemment la question, sans les influencer.

C'est certainement là que l'on peut le plus sentir l'idiotie du débat posé. Pour eux, cela n'a même pas lieu d'être, ca ne leur vient pas à l'idée de lancer une telle polémique sur une publicité.

Au final, plus que le débat, c'est bien la manière d'avoir répondu qui a attiré mon attention, qui était à la fois subtile, intelligente, et adapté à la situation.

mercredi 26 juin 2013

Espagne - Affiches évolutives

Il n'y a pas si longtemps, Le Point a publié un article des plus intéressant sur la maltraitance infantile, en prenant l'exemple d'une campagne Espagnole.
 
 L'idée est que l'affiche se modifie selon la taille de la personne la visualisant. Ainsi un adulte d'1m75 ne verra rien de particulier, tandis qu'un enfant, de moins d'1m35, verra l'image d'un autre enfant blessé ainsi qu'un numéro de téléphone où obtenir de l'aide.




 Cette campagne est très intéressante, dans la technique mais également dans le sujet choisi. Il faut bien comprendre qu'à la base, cela permet de toucher les enfants battus lorsqu'ils sont dans les rues, c'est-à-dire avec de fortes probabilités qu'il soient accompagné de la personne qui le maltraite. 

Mais comme le relève l'article, cela peut aussi amener de la confusion, notamment pour l'enfant, qui au final ne voit pas du tout ce que voit l'adulte. Ne serait-ce que pour les enfants n'étant pas concernés par la maltraitance, mais qui demanderaient des explications à leurs parents, quel dialogue peut-il y avoir, quand les adultes ne sont même pas conscients de ce que voient leurs enfants? 

Par ailleurs, comme le reprend l'article, les enfants de moins 1m35 pouvant voir l'affiche sont généralement en dessous de 10 ans. Quelles capacités ont-ils exactement pour comprendre ce message à eux tout seul?
Toutefois, il ne faut pas oublier également que les enfants parlent entre eux, et c'est certainement le point clé de cette campagne. En effet, un enfant qui voit cette campagne et ne réussit pas à en parler avec l'adulte l'accompagnant, aura peut-être plus de facilité à l'évoquer avec un autre enfant, qui à son tour pourra peut-être remonter une information capitale à un adulte de son entourage, dans une sorte de réseau.

C'est une question réellement intéressante. Le procédé technique n'est évidemment pas nouveau (rappelez vous ces images qui "s'animent", dans vos boîtes de céréales, suivant comment vous les bougez), mais il demande un certain budget. 
Le sujet est quant à lui délicat, principalement car cela touche des enfants, par définition des êtres fragiles, sans défenses, soumis à la force de personnes censées les protéger et les aimer. 

Bref, au final une campagne intelligente bien qu'elle comporte quelques points faibles, notamment au niveau de la réception du message, mais bonne à garder en tête, en adaptant peut-être pour d'autres messages.

dimanche 2 juin 2013

Smart Marketing - QR Code en Corée du Sud

Je viens de tomber sur cette vidéo, et je trouve cela très intéressant, d'où cet article.

Afin de ré-contextualiser un peu le cadre de cette vidéo, il est utile de savoir qu'elle se déroule en Corée du Sud, pour la très connue chaîne de supermarché Emart.
Dans ce pays, la publicité est omniprésente, et il est très difficile de se différencier de ses concurrents ou de proposer des choses qui sortent de l'ordinaire.

C'est pourquoi Emart a mis en place des QR codes géants pour permettre à ses clients d'obtenir des promotions, mais uniquement entre 12h et 13h.

En effet, leur problématique concernait le taux de fréquentation de leurs supermarché entre 12h et 13h qui chutait tous les jours. Cette solution a donc été testé et étendue suite à son succès.

Je vous laisse découvrir par vous même grâce à cette vidéo l'originalité de cette opération Street Marketing:




P.S.: la vidéo est en anglais, mais cela reste simple à comprendre pour les moins initiés ;)

lundi 8 avril 2013

Logo & Police d'Ecriture...

Récemment, j'ai eu le plaisir de me voir confier une mission à réaliser pour des commerçants de Bordeaux. 

En effet, ils avaient besoin d'un logo pour une nouvelle boutique, qu'ils comptent ouvrir prochainement. 

Or, il est vrai que lorsque l'on pense à un logo, les premières images apparaissant en tête sont des illustrations, sous lesquelles nous ajoutons éventuellement le nom... 

Pour exemple, nous retrouvons des logos comme celui de Citroën:

Ou encore celui de Nike:

L'aspect le plus intéressant dans ce type de logo est que le fait de ne voir que le "dessin" suffit à rappeler la marque. Nous en arrivons ainsi à les utiliser de manière indépendante, suivant les besoins que nous avons.

Néanmoins, nous retrouvons d'autres types de logo, qui vont, eux, utiliser la police d'écriture. 

Les exemples pris ici sont Auchan et Carrefour:















La première lettre de chaque nom est utilisée tout en étant transformée pour faire office de logo, certainement toujours dans l'idée qu'un logo doit être "habillé", apprêté, s'il doit faire office de logo. 

Pour le cas de Carrefour, sans doute le plus connu, le "C" a été judicieusement déguisé avec les deux flèches, à tel point d'ailleurs que beaucoup de gens ont passé des années sans voir le "C".
Tandis que le "A", lui, bien que restant parfaitement visible, s'est transformé en oiseau. 

Or, est-ce impossible d'avoir un logo représenté uniquement par une police d'écriture? 

C'était mon challenge, et j'avoue que c'est une idée très intéressante.  Malheureusement, je ne pourrais pas vous présenter les résultats, le projet étant encore en cours.

Toutefois, le nom choisi pour la nouvelle boutique comporte deux mots, l'un commençant par un "S", et l'autre commençant par un "O". 
Ces deux lettres, comme l'exige la langue française, doivent être mises en majuscules.

Nous sommes donc partis de l'idée que ces deux lettres majuscules seraient agencées de manière à ce qu'elles puissent être le logo, sans toutefois avoir besoin de recourir à d'autres formes d'artifices pour les habiller. 

La police d'écriture est donc elle-même le logo, ce qui la rend au final encore plus importante, en restant simple et efficace. 

Comme exemple de ce type de logo, nous pouvons prendre des références comme Google ou Ebay: 




Nous pouvons par ailleurs remarquer que ces logos jouent beaucoup sur la taille des lettres, ainsi que les couleurs.

Il ne faut pas oublier qu'un logo doit être adaptable sur tous les supports de communication utilisés dans la stratégie. 
Le logo doit pouvoir être lisible, ou visible, quelque soit le support ou le contexte. Le logo reste le premier représentant de la marque, et son identifiant, d'où son importance vitale. 

Néanmoins, comme le disait un de mes professeurs, un bon logo doit pouvoir rester pendant 10/15 ans sans problème, et sans avoir besoin d'être changé.

D'où toute la difficulté d'un bon logo.





vendredi 18 janvier 2013

Smart Marketing

C'est intéressant, car pour des raisons qui me sont propres, je "suis" actuellement le twitter de Benjamin Ebel, http://twitter.com/Benjaminebel , qui est un producteur/manager allemand.

Il a récemment posté, le 16 janvier dernier, l'image suivante:

"15 chances de changer un ennemi en ami"

Cela m'a fait interpellée, car les communiquants ont ici transformé la valeur des chewing-gums; la valeur sémantique a régulièrement glissé depuis la création de ces pâtes à mâcher.

A une époque, le chewing-gum servait à faire des bulles (oui, souvenez-vous de votre enfance/jeunesse, quand les chewing-gum étaient bleus/rose et faisaient des grosses bulles qui éclataient et nous recouvraient le visage!), puis nous sommes passés au chewing-gum qui a une utilité, qui est sain, en complément du brossage régulier des dents (le sourire freedent en pleine santé, blanc, et avec une bonne haleine). 

Et aujourd'hui, le glissement sémantique se poursuit avec la transformation du chewing-gum en véritable créateur de lien social, en drapeau blanc de l'armistice, qui réconcilie et renoue les relations interpersonnelles. 

Et c'est vrai que lors de mes cours, nous avons nous-même utilisé ce genre de technique de "smart marketing" dans des études de cas. 
Ce qui est intéressant dans cette technique, selon moi, c'est principalement le fait de prendre le public par surprise, de l'étonner

L'étonnement est ce qui permet au consommateur de se souvenir de manière positive ; en effet, ce sera un souvenir agréable,  qu'il prendra même peut-être plaisir à raconter à son entourage. 

Pour exemple, un ami à moi a croisé place de la Victoire, à Bordeaux, il y a quelques années, des personnes habillées de manière un peu particulière pour les nouveaux services d'une célèbre entreprise au logo jaune. Ces personnes proposaient gratuitement une photo avec les passants, qu'ils imprimaient et offraient sur place. 
Bien sûr, ces photos étaient aux couleurs de la société, et affichaient clairement le nouveau service en question qui était proposé.

Croyez-le ou non, mais cette photo repose encore aujourd'hui sur le meuble de la télévision de mon ami. Pourquoi
Car c'était drôle, inattendu, et puis c'était une photo de lui! Autant de bonnes raisons de garder ce souvenir, et de le laisser à la vue de ses invités et des personnes qui passent dans son salon.  Parfois, cette photo devient même vecteur de conversations, en évoquant le souvenir lorsque les invités interrogent leur hôte quant à l'origine de cet improbable photo.

Le fait qu'il y ait le logo de l'entreprise, et que ce soit un dérivé de publicité, presque une publicité subliminale, ne le dérange absolument pas. Pourtant, même inconsciemment, cela lui donne une bonne image de la marque. 

Ce qui est également intéressant dans cette petite histoire, est le fait que ce genre de street marketing n'a pourtant pas fait spécialement l'objet de marketing viral associé. 
Or aujourd'hui, de nombreuses marques parient énormément sur le marketing viral, en oubliant parfois que les gens ont tout de même besoin d'une partie de "vrai", de "réel". 

Ainsi une vidéo de marketing viral, même si elle est diffusée à un réseau d'ami/de connaissance, reste quelque part assez abstraite. Cela ne nous est pas arrivé, et ce n'est pas arrivé à nos connaissances, donc la tendance de relativiser, et de classer cela dans le "faux" est tentante
Sur le moment, on en rit, quelques instant plus tard, on oublie

Et là est toute la difficulté. Au final, ce qui aura plus d'impact, est de faire une action de street marketing surprenante (du type de ces chewing-gum ou de la photo), et d'attendre que ce soit le public qui la véhicule sur les réseaux sociaux, afin de donner à l'action une dimension "réelle", et surtout, du crédit

Bien sûr, l'entreprise a alors moins de contrôle, il est plus difficile de cerner les périodes de diffusions ou les cercles de diffusions. 
Mais n'est-ce pas également cela, le charme du smart marketing? Un virus se propageant de manière fulgurante, et quelque peu instable dans la société. 

A conseiller, mais uniquement à ceux qui l'osent.

mardi 1 janvier 2013

Bonne Année 2013

Une nouvelle année commence, en chassant une autre, et comme il est d'usage lors de tels événements, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2013.

Comme le dit un célèbre dicton "les meilleurs choses ont une fin? Les pires aussi!"!

J'espère donc que cette nouvelle année verra la consécration de vos meilleurs désirs, tout en laissant derrière vous les pires.